"J. est un petit garçon de 4 ans, qui a toujours été en bonne santé. J. a toujours été très gai et il cherche toujours à faire rire les autres.
En Septembre 2003, nous étions en visite chez des amis en France et nous passions un agréable séjour jusqu'à ce que J. se réveille la nuit en tenant sa tête entre les mains et en hurlant de douleur, on n'arrivait pas à savoir d'où venait cette douleur, J. était tellement dérangé par cette douleur qu'il trouvait difficile d'expliquer d'où elle venait, nous étions très alarmés, mais on pensait que c'était une otite ou un muscle de son cou qui était étiré.
Lorsque nous sommes rentrés à la maison, nous sommes allés chez le généraliste qui a dit que c'était des spasmes du cou, je trouvais que J. souffrait considérablement, mais j'essayais d'être rassurée par ce diagnostic. Comme la douleur ne se calmait pas, nous sommes allés à l'hôpital à 1 heure du matin car il n'arrivait pas à dormir, et on ne pouvait pas l'aider, chaque fois qu'il essayait de s'allonger, il hurlait de douleur, nous étions complètement bouleversés et impuissants. Nous avons emmené J. faire des séances de kinésithérapie, ce qui a été temporairement bénéfique. Après 4 semaines, la douleur au cou semblait s'être un peu atténuée, mais quelques jours plus tard, il ne pouvait plus marcher. A ce moment là, nous étions vraiment très inquiets, nous avons immédiatement amené J. à l'hôpital, pendant les semaines qui suivirent nous faisions sans arrêt des aller-retours avec l'hôpital, nous ressortions à chaque fois avec un diagnostic différent, hanche irritable, infection post virale, et après avoir encore insisté, il y eut à nouveau des examens d'urine et de sang. Il y avait un médecin particulièrement charmante, qui a pris beaucoup de temps pour examiner J., après son examen, elle téléphona longuement au médecin senior qui voulut, lui aussi, examiner J., ils nous gardèrent pour la nuit. Le lendemain, nous reçûmes la terrible nouvelle: notre fils avait un cancer appelé NEUROBLASTOME.
Le neuroblastome est un cancer qui affecte seulement 80-90 enfants chaque année au Royaume-Uni. Il est possible que l'enfant présente des symptômes vagues, ressemblant à ceux de maladies plus communes et moins graves."